Par Geneviève Koevoets (Mahâjyoti), assistante bénévole du docteur Jacques Vigne
Je suis d’un caractère joyeux et dynamique, et je suis l’assistante de Jacques Vigne depuis 20 ans… J’ai un passé dans le cinéma, et dans la presse. J’ai sorti 3 livres et dans cette trilogie j’aimerais vous faire picorer les graines que j’ai semées pour pouvoir (surtout) aider les autres, leur donner de l’Énergie, de la Joie et du Courage ! Et comme quatre pages d’article font à peu près 16000 signes, je vais essayer de semer ici 16000 graines pour les petits oiseaux lecteurs !
Bon appétit !
(Ceci est tiré du 2ème livre : Du Cinéma…à la Spiritualité)
Je suis devenue pour Jacques Vigne, son « garde-manger spirituel » en sauvegardant ses œuvres. Ce qui n’est pas peu dire, car Jacques a coutume de « dicter sur reconnaissance vocale » ce qui donne lieu à bien des propos retranscrits de façon pour le moins cocasse, comme :
« Nous nous lèverons de bonheur »
(de bonne heure)
« Je t’envoie une recension qu’il y a de pareil »
(qui vient de paraître)
« Voilà la seconde partie du retard que j’aimais » (mieux vaut tard que jamais)
« La lumière spirituelle monte dans la centrale » (dans l’axe central),
et le clou :
« Au nord, maigre du oui, il lui rase devant le milieu venir arrive ce vaste arrive à la grande ville… »
Que j’ai renoncé à déchiffrer et qui restera dans les annales akashiques du Grand Jacques !
En termes journalistiques on appelle cela des « coquilles »…
Soit dit avec tout mon respect, je les ai donc appelées les « coquilles St Jacques » !
Et moralité : il faut relire Jacques Vigne « avec les oreilles » !
Le 1er de ces livres, Voyage Intérieur, (aux sources de la joie -souvenirs de l’Inde)*, a été le premier feu d’artifice intérieur, le “lessivage” de tous mes concepts quand j’ai fait la connaissance de Jacques Vigne. Je lui avais dit aussitôt « Je suis vraie »…« Je suivrai ». Et ont suivi : les poèmes pondus à 3h du matin, les récits épiques des voyages en Inde… Et mon assistanat à plein temps.
L’Inde et Jacques Vigne m’ont tendu les bras, j’ai ouvert les miens et j’ai pris.
Extrait : Carnet de voyage-retraite en Inde
« Bon Pied, Bon œil avec Jacques VIGNE »
(Impressions fugaces)
Jay Mâ ! Février 2003
Avant toute chose, ce qu’il faut faire pour une bonne retraite en Inde avec Jacques VIGNE, c’est être en forme psychiquement et physiquement, ceci est absolument indispensable pour pouvoir le suivre, car non seulement notre Jacques a de grandes jambes et un mental d’enfer, mais il est un bélier conducteur qui nous précède en s’envolant sur son petit nuage blanc.
On est averti, c’est presque : « Qui m’aime me suive car je vais vite » et vaille que vaille, le troupeau composant le groupe français doit s’adapter à son rythme, suant, soufflant, ou transi de froid, aux aurores ou à la tombée de la nuit, qui avec son coussin, qui son mouchoir, qui ses pilules, qui ses chaussons, son appareil photo, son envie de faire pipi, de faire du shopping… Bref… Il faut suivre ! Une joie intérieure émane de lui, associée à un enthousiasme juvénile. Il semble heureux, et même lorsqu’on le sent épuisé le soir, il reste très présent pour chacun. Il est bon.
Quand, à la dérobée, j’arrive à lui faire un « fond de l’œil », on peut y voir une belle âme… Alors, quand il vous communique les horaires du lendemain, on n’a pas le courage de lui dire qu’on est fatigué…
DIALOGUE :
JACQUES
Bon, alors demain matin 6 heures 30…
LE GROUPE, interrompant
Jacques…est-ce qu’on ne pourrait pas avoir un petit peu de temps pour dormir un peu plus…
JACQUES
Vi…
LE GROUPE
…pour avoir le temps de faire les bagages…
JACQUES
Vi Vi…
LE GROUPE
…pour pouvoir se laver les cheveux…
JACQUES
Vi… Vi Vi……
LE GROUPE
…pour pouvoir faire du shopping...
JACQUES
Viii…Heu…Heu… (Il passe ses mains dans ses cheveux et se gratte le haut de la tête)
Vi Vi… Alors demain matin à 5 heures 30…
C’est ça, à 5 heures 30 en bas dans le hall, ce sera très bien. Descendez vous-mêmes vos bagages…
Voilà…Allez…A demain !
C’est Jacques VIGNE… Il faut suivre… !
Mais qui est donc l’insaisissable Dr Jacques Vigne ?
Ce qui suit est tiré du 3 ème livre, Jacques Vigne, une vie de passeur…entre l’Orient et l’Occident (sortie : 31 Octobre)
Son nom indien de « Vigyânânanda » signifie « Félicité de la connaissance suprême ».
Le mot ananda qui termine beaucoup de noms de maîtres, veut dire « félicité » et Jacques a choisi la Voie de la Connaissance vigyân en hindi ou vijnâna en sanskrit, qui rappelle également son nom de « Vigne ».
Dans l’intimité, on aime l’appeler Vigyan. Ce nom initiatique indien n’est pas sans rappeler celui de son vieux maître : Swami Vijayânanda (Félicité de la victoire suprême) de jay (victoire), et qui curieusement avait un nom véritable qui se rapprochait énormément de celui de Jacques, car il s’appelait Abraham Jakob (Jacques) Weintraub (grappe de raisin).
À dire la vérité, Jacques Vigne était entré dans ma vie au cours d’une retraite spirituelle dans le Midi en 2001 comme un ouragan bienfaisant, qui avait dû ouvrir en moi une porte qui était déjà amplement entrebâillée. J’étais prête à assumer l’effet « lessiveuse », et même « centrifugeuse » qui allait faire tournoyer tous mes concepts, mes aptitudes, mes aspirations, mes certitudes aussi… Quel remous dans cette lessiveuse ! Je ne peux pas mieux comparer… Et la « lessive » de ses enseignements m’avait fait pleurer avec de grosses larmes chaudes pendant trois jours…
Mais qui était donc ce barbu ? Tout a commencé par le SILENCE…J’ai mis mes pas dans les siens. C’était comme un appel irrésistible que rien au monde ne pouvait entraver. Avec la puissance de l’esprit, tout devenait possible.
Jacques est à la fois dans les énergies du yang et dans les subtilités du yin, complémentarités spirituelles pour mieux comprendre le « féminin sacré » tout en restant sur un autre plan de conscience, un plan supérieur, et tout en gardant un humour important (véhicule de sagesse) afin d’alléger un ministère aussi sérieux que le sien.
JV est un peu comme les arbres qu’il décrit dans ses méditations : relaxation (racines), stabilité (tronc) et vivacité d’esprit (feuillage), qu’on peut même associer respectivement aux jambes, au tronc et à la tête.
Il est comme les luthiers
qui façonnent les arbres,
afin qu’un arbre mort
devienne un violon…
Et même une chanson.
Retrouvez la suite de cet article dans la revue Infos Yoga n°140, parution 20 décembre 2022.