Dans le numéro 144 de la revue Infos Yoga, nous abordons dans un dossier spécial la thématique de l'adaptation du yoga. Vaste sujet, qui déchaîne les passions ! Il y a différentes problématiques soulevées par une potentielle adaptation. Les pratiquants de yoga pensent immédiatement au respect de la tradition : comment continuer à transmettre un yoga "authentique" si l'on adapte ? Ne risque-t-on pas de perdre l'essence de l'enseignement ? Mais l'adaptation, c'est aussi savoir adapter son enseignement aux personnes qui sont face à nous. Pour un pratiquant, c'est avoir conscience de ses limites, nous en avons tous.

Dans le numéro 144, vous pourrez retrouver un article complet rédigé par Mathieu, Muriel Joubert et Khristophe Lanier au sujet du handicap visuel et de la pratique du yoga. Tous trois ont perdu la vue et continuent à pratiquer et enseigner le yoga. Pour une fois, l'article partagé ici, sur le site de la revue Infos Yoga, n'est pas extrait du magazine : il s'agit de la transcription texte de l'introduction d'un long podcast qui est diffusé gratuitement pour tous. Un mode de transmission qui est bien adapté au sujet abordé.

Nos trois invités abordent le sujet du yoga et du handicap visuel, mais pas seulement, et c'est avec leur humour et leur sérieux habituels (si, si, on peut avoir les deux !) qu'ils nous invitent à une nouvelle plongée au cœur du yoga.

Nous vous souhaitons donc une bonne lecture ou une bonne écoute !

Retrouvez le podcast sur spotify avec toutes les autres publications du podcast Au cœur du yoga

 

 

Disponible également sur la chaîne youtube Dharma Yoga


 

Présentation et témoignage de Mathieu

J’ai beaucoup de chance, mon père était enseignant de yoga et il avait la polio. Avant-guerre on lui avait recommandé de faire du yoga, pendant la guerre il a trouvé quelques cours à Paris, mais comme il avait un bras paralysé, tout le monde lui disait qu’il ne pouvait pas pratiquer le yoga. À l’époque, le yoga c’était déjà des asanas, des postures avant tout. Au début des années 50, c’est lui-même qui disait cela, mon père s’est débrouillé, en pleine période de plein emploi pour se retrouver au chômage à une époque d’ailleurs où il n’y avait pas de chômage, pas d’indemnité, et il est devenu prof de yoga, particulièrement le yoga nidra. Ensuite, les élèves lui on dit : « on aimerait bien que vous fassiez aussi du « vrai yoga » (du yoga postural).

J’ai été élevé dans cette ambiance. Une fois par mois, on faisait venir à la maison des profs de yoga dont j’ignore le nom d’ailleurs. Mon père les faisait venir parce qu’il avait un peu de mal à se renouveler, et il n’y avait pas beaucoup de livres à l’époque.  Je pense qu’il y avait des gens comme Neil Hahoutoff, je sais qu’André Van Lysebeth est venu une fois, des gens comme Yvonne Millerand venaient à la maison, on était en banlieue parisienne à Courbevoie. Un jour l’un de ces profs de yoga m’a dit, je devais avoir 6 ou 7 ans, qu’il allait en Inde parce qu’il avait en Inde un maître qui savait voler dans les airs. C’est là où j’ai décidé de me lancer moi-même dans le yoga. Je me souviens très bien, je me planquais dans un coin du bureau et un dimanche par mois il y avait des séances absolument éblouissantes de yoga et j’écoutais tout. Ce qu’il s’est passé aussi, c’est que mon père avait une santé très très fragile et quand j’ai eu 16 ans (il m’avait formé un peu) il m’a acheté un Solex et il m’a dit « écoute, quand je ne peux pas venir à un de mes cours, tu me remplaces. Et donc j’ai commencé presque à enseigner, avec beaucoup de trac d’ailleurs, il disait à ses élèves que j’étais un grand prof de yoga, ce qui était tout à fait faux. C’est en enseignant comme ça, de façon ponctuelle, que je me suis vraiment lancé dans le yoga parce qu’entre les cours j’étais obligé de travailler, ne serait-ce que pour atténuer mon trac. Je pense qu’enseigner est un très bon moyen d’apprendre.

Au niveau de la vision, j’ai eu beaucoup de chance aussi parce que c’est arrivé assez tard, j’ai eu des problèmes oculaires vers 40 ans et mon ophtalmo m’a dit « surtout, ne quittez pas Paris parce que votre deuxième œil va tomber rapidement, vous avez une maladie orpheline un peu rare, on ne peut rien faire ». La première chose que j’ai faite c’est de partir à la campagne, où je suis en ce moment, et je suis très très bien. J’ai une chance énorme parce que j’ai été borgne entre 40 et 60 ans et juste avant 60 ans mon deuxième œil est tombé, mais je m’en sors assez bien, je crois que de nous trois c’est moi qui vois le mieux, même si c’est assez limité. J’utilise toujours mon ordinateur avec un zoom et la semaine dernière mon zoom s’est bloqué, je me suis retrouvé avec un écran tel que le voient les voyants et j’ai eu un mal fou à arrêter l’ordinateur pour le faire repartir. J’étais incapable d’utiliser un ordinateur.

On vit très bien en étant borgne, on a simplement un peu de mal à évaluer les distances, mais c’est la seule chose problématique, donc j’ai perdu la vue à 60 ans alors que je pensais que j’allais la perdre bien avant, je m’étais préparé. Le yoga est une chance exceptionnelle parce que j’ai toujours dit que si j’étais chauffeur de poids lourd ça aurait posé un gros problème. Ça m’a positivement changé la vie dans la mesure où j’ai arrêté de faire des cours, comme je viens de le dire je suis en pleine campagne et je ne plus conduire. Je fais des ateliers le week-end, des stages, beaucoup à l’étranger aussi et je trouve ça très très bien.

Présentation et témoignage de Muriel

Je vais commencer en parlant de mon histoire avec la vue, c’est comme ça que ça a commencé chez moi. Je me cognais dans le noir depuis que j’étais toute petite, enfin ce que j’appelle « le noir » c’est dès que le soleil commence à baisser en fait… Et jusqu’à mes 16 ans, on me disait que j’étais maladroite. À 16 ans donc, mon ophtalmo habituel était parti en congé, j’habitais à Albi et son remplaçant m’a dit que ce n’était pas normal, qu’il fallait aller à Toulouse faire des tests. Donc à 16 ans, toute une journée avec ma mère nous sommes allées faire des tests et le soir on m’a donné le diagnostic, on m’a dit « vous avez une rétinite pigmentaire, une maladie rare, évolutive, sans traitement, et vous pouvez perdre totalement la vue ». J’ai fait comme si je n’avais rien entendu même si j’avais tout très bien entendu, et je suis rentrée dans un énorme déni. Il ne fallait pas qu’on m’en parle, j’essayais de vivre comme tout le monde, je trouvais des stratégies nocturnes : je marchais sur la route au lieu de marcher sur les trottoirs, parce qu’il y avait moins d’obstacles. Ça a été pratique pour mes premières rencontres amoureuses parce que j’avais besoin de tenir la main de quelqu’un pour marcher la nuit ! C’est un bon moyen de rentrer en relation !

J’ai fait ma vie le plus normalement possible. À 18 ans, j’ai appris à conduire, évidemment je n’ai pas dit que j’avais cette maladie, alors aujourd’hui à l’auto-école ce serait impensable. Évidemment, je ne conduisais pas la nuit, j’en étais incapable. Je pense que j’avais déjà des atteintes de la vue de jour, une rétinite pigmentaire c’est le champ visuel qui se rétrécit, mais je n’en étais pas consciente, on peut se duper de bien des manières. J’ai fait ma vie comme ça, j’étais bonne élève, j’aimais apprendre, j’ai fait une prépa HEC, une école de commerce à Paris, l’ESSEC, j’ai rencontré mon mari là-bas, on a voyagé, on a vécu en Amérique Latine, à Londres… À chaque fois je cantonnais mes problèmes à la vie nocturne, j’ai décidé que c’était le seul problème que j’avais. Et pour le reste, j’avais certainement des compensations qui se mettaient en place sans que je ne m’en aperçoive. J’étais, paraît-il, un peu dangereuse en voiture. Mon ophtalmo avait demandé à ma mère « est-ce qu’elle ne vous fait pas peur en voiture ? » parce que quand je croisais une voiture, je ralentissais, car parfois les rétroviseurs se touchaient un peu. J’avais été très vexée, tout ça me paraissait normal. Et je suis sortie de mon déni d’une façon imprévue.

Je travaillais à Paris, je n’avais pas encore rencontré le yoga. J’ai rencontré le yoga à l’âge de 27 ans parce que j’étais dans une nouvelle entreprise à Paris et ma professeure, qui est aujourd’hui la directrice de l’école de yoga Van Lysebeth, Marie-Rose Bardy, était dans la même entreprise que moi et elle donnait des cours de yoga. J’ai fait un cours par semaine. Le yoga me faisait grand bien. Je suis ensuite revenue à Toulouse pour le travail, mon mari m’a suivie, mais nous avons divorcé et un an après j’ai perdu la vue. Je suis passée de conduire une voiture à essayer de marcher avec une canne blanche (ce n’est pas inné). J’avais 33 ans. Tout s’est déconstruit dans ma vie. Ça a été une période compliquée, je me suis fait accompagner par une thérapie, tout ce que j’avais enfoui pendant 32 ans, ça a dû sortir.

J’ai coutume de dire que c’est vraiment le yoga qui m’a sauvée parce que deux ans avant j’avais démarré mon cursus pour devenir enseignante de yoga, c’était l’école de yoga Van Lysebeth à Paris, la première promotion, en 2005. J’étais déjà à Toulouse, mais je faisais les trajets. Je sentais que ça pouvait me donner des réponses. La thérapie m’a permis de nettoyer, le yoga a ouvert une lumière que je ne soupçonnais pas, ça a tiré ma vie vers le haut dans toutes ces années un peu sombres. J’étais seule, j’affrontais la perte de vue, j’ai dû déménager. La seule chose que j’ai pu maintenir c’est mon travail, j’étais déjà manager en entreprise, mais j’ai aussi dû changer de travail parce que j’étais directeur financier, ce n’est pas très adapté quand on a perdu la vue. J’ai suivi la rééducation pour les adultes qui ont perdu la vue, et pendant 4 mois j’ai tout réappris : à utiliser la canne blanche, manger, m’habiller, développer le toucher, l’ouïe, l’informatique adaptée…

On me dit que je suis douée en technologie, c’est parce que j’ai appris ! Pour mon métier c’était très important que je puisse continuer à faire ce que je devais faire. Au début, c’était des logiciels qui grossissaient l’écran, puis des logiciels audio. J’ai investi beaucoup de temps et d’énergie pour réapprendre tout cela. Ce qui est drôle, c’est qu’au niveau du yoga, j’ai commencé l’école de formation comme tout le monde et à mi-parcours j’avais la canne blanche. Ça a beaucoup questionné les professeurs et les élèves autour. Le yoga nidra m’a beaucoup aidé à cette époque là de ma vie parce qu’on pratiquait le sankalpa. Alors je sais, Mathieu, ce que tu nous dis sur le sankalpa ! Mais ce sankalpa ça m’a vraiment tirée, c’était « chaque jour je vois de mieux en mieux sur tous les plans ». Je crois que ça m’a permis de me rendre compte à quel point je n’y voyais plus rien. Ça a été salvateur, parce que j’aurais pu aller tellement loin dans mes compensations que j’aurais pu reverser quelqu’un ou me tuer en voiture. Il était temps que je sorte de mon déni. Le yoga a permis des prises de conscience et ça m’a ouvert à toute une sensorialité différente, aussi parce que j’ai les apprentissages à côté.

J’enseigne le yoga depuis 2009 : dès que j’ai eu fini mon école, les gens dans mon entreprise m’ont demandé de proposer des cours parce qu’ils avaient mal au dos et donc depuis le début je donne des cours en entreprise et mes élèves me disent qu’ils suivent mes cours les yeux fermés. C’est comme si j’avais une façon de guider de l’intérieur, je le fais naturellement. Je suis très précise dans les indications que je vais donner et chacun suit le cours avec sa propre sensorialité les yeux fermés. Donc moi, je n’ai jamais eu de problème au niveau de l’enseignement du yoga, car j’avais déjà eu cette perte de vision. Je crois même que ça m’a ouvert de nouvelles portes, c’est évident que je n’ai pas un yoga extérieur où je vais regarder la posture, je vais vraiment inviter chacun à trouver la posture juste pour soi. Quand tout cela s’est intégré dans ma vie, ça a finalement été une richesse plutôt qu’une perte. Aujourd’hui, je ne voudrais pas un autre parcours de vie.

J’ajoute que j’ai beaucoup développé le yoga des yeux ! Mon champ visuel est réduit à 3 degrés et dans ce champ réduit tout est flou, j’étais photosensible… Et quand j’ai connu Maurice Daubard pour le yoga toumo, il travaillait beaucoup en yoga des yeux et il a été un peu fasciné par mon parcours quand il a vu comment j’arrivais à me débrouiller. Il a été mon maître pendant 10 ans et au-delà du froid (parce que je suis aujourd’hui aussi enseignante de yoga toumo) il m’a permis de rééduquer ma photosensibilité, je n’ai plus besoin de lunettes noires alors que j’en portais tout le temps avant. Et ça m’a également permis de rééduquer la presbytie dans le tout petit rond où je vois. Donc j’enseigne aussi paradoxalement le yoga des yeux !

Présentation et témoignage de Khristophe

J’avais une bonne vue durant mon enfance et mon adolescence. Les premières fois où j’ai entendu parler du yoga, ça m’a intrigué et fasciné, et j’avais très envie d’essayer le yoga. Quand je suis venu à Lyon pour mes études à l’âge de 20 ans, j’ai pu commencer à pratiquer le yoga. Je me suis inscrit à un cours à la Croix Rousse qui pratiquait suivant la méthode de Van Lysebeth et c’est à cette époque où j’ai commencé à être myope. Je portais des lunettes seulement pour voir de loin. Je m’étais abonné à la revue de Van Lysebeth, et je continuais à pratiquer. Ma myopie a augmenté très progressivement.

Vers l’âge de 34 ans, j’ai commencé une formation d’enseignant de yoga en Argentine et c’est à cette époque où j’ai commencé à sentir quelques gênes : de la tension dans les yeux, mal à la tête… Comme des petits problèmes visuels, mais pas très graves. C’était le début du glaucome (pression intraoculaire qui attaque le nerf optique si ce n’est pas régulé). Les ophtalmos ne s’en sont pas rendu compte pendant quelques années.

Entre-temps, à 28 ans, j’avais commencé à pratiquer un yoga tibétain dans le cadre de la tradition Kagyu. Il y avait Kalu Rinpoché, un grand maître de qui j’avais reçu les enseignements, qui avait enseigné un yoga adapté aux occidentaux qu’il appelait le nangpé yoga, le yoga de l’intériorité. Donc vers 28 ans j’avais commencé à pratiquer ça et puis plus tard on m’a demandé de le transmettre. J’ai continué le yoga « indien » en parallèle du yoga « tibétain ». À 36 ans j’ai eu la chance de rencontrer Christian Tikhomiroff, ça a été une belle rencontre et tout de suite j’ai senti que c’était le yoga qui me convenait. Je me suis inscrit à une formation et je n’ai pas arrêté pendant une douzaine d’années : j’ai suivi différents cycles d’approfondissement. J’étais donc investi dans le natha yoga de Christian Tikhomiroff et en même temps j’ai transmis le nangpé yoga. Au bout de quelques années, je me suis plus senti libre d’enseigner dans le natha yoga, j’ai donné des formations d’enseignants.

Ma vue continuait à baisser, mais j’y voyais encore suffisamment pour tout faire sans l’aide de personne. J’avais une loupe pour lire et progressivement je m’adaptais à cet état. À un moment j’ai dû me rendre à l’évidence que je n’y voyais plus suffisamment pour conduire, par exemple, et je pense que je devais devenir dangereux. Je n’arrivais pas à me résoudre d’arrêter de conduire, mais un jour j’ai retrouvé ma voiture qui avait brûlée, elle avait été calcinée dans un incendie. Là, j’ai su que je devais arrêter de conduire !

J’ai continué à enseigner et approfondir le yoga. À un moment j’ai dû m’équiper avec des dispositifs particuliers, j’utilisais un dictaphone, je ne pouvais plus lire donc j’écoutais. Je suis passé du visuel à l’audio. J’ai dû prendre une canne blanche, car même si j’arrivais à me déplacer, les gens ne voyaient pas toujours que je ne voyais pas. Ça a été un pas dans la reconnaissance de mon état de malvoyant qui a continué à évoluer vers un état de non-voyant. Je suis actuellement quasiment aveugle, je vois de la lumière, quelques formes.

Ma vue se réduisant, ma pratique du yoga est devenue plus intériorisée et j’avais moins de choses à faire, ma vie s’est davantage organisée autour de la pratique et de l’enseignement avec bien sûr tous les aménagements nécessaires. Pour els, cours, je continue à les dispenser seul, mais pour les formations j’ai pris une assistante pour m’aider, rectifier les postures, les montrer parfois… Pour toute la partie concernant les asanas. Pour le yoga nidra, je me débrouille seul, sauf pour la partie technique (enregistrement). Les autres sens se développent : une acuité auditive, le ressenti… Différentes choses se modifient donc dans mes cours, mais comme ça a été très progressif il n’y a jamais eu de changement brusque lié au problème de vue.

 

Muriel Joubert, enseignante de yoga (entre autres !), propose des cours à Toulouse. Vous pouvez retrouver ses activités sur son site vivre en yoga.

Elle a publié l’ouvrage Comment j’ai trouvé ma propre lumière aux éditions Amalthée

 

Mathieu enseigne le kurma yoga et le yoga nidra à travers le monde.

Il est l’auteur de 3 ouvrages :

La Béatitude de la Tortue : voyage dans le kurma yoga aux éditions Thot

Dormir pour s’éveiller, le yoga nidra traditionnel aux éditions Almora

Kurma yoga : 31 trésors pour changer votre pratique du yoga aux éditions Almora

Mathieu a dirigé durant 25 ans la publication de la revue Infos Yoga. À travers cette interview, nous sommes heureux de continuer à diffuser ses enseignements.

Retrouvez tous ses cours, stages et formations sur son site, école de yoga Mathieu (EYM).

 

Khristophe Lanier enseigne le natha yoga à Lyon et forme des professeurs de yoga via l’association Horizon. Retrouvez ses prochaines formations, ses stages et ses cours sur le site yoga-horizon.fr

Il est auteur de l’ouvrage Les éclipses mythes et symboles paru aux éditions Peuples du monde

 

Cette interview a été réalisée en complément de la revue Infos Yoga dans laquelle paraîtra l’article que nos trois invités, Muriel Joubert, Mathieu et Khristophe Lanier ont rédigé dans le numéro 144 (parution le 20 octobre 2023) et qu’il sera possible de commander sur le site infosyoga.info

Interview réalisée par Samantha Soreil, pour Infos Yoga. Site personnel : DharmaLyon

Parution de deux ouvrages :

Voyage en Soi, aux éditions Thot

Vivre le yoga au quotidien, éditions Sully