Yogis des villes, yogis des champs

Yogis des villes, yogis des champs


Yogis des villes, yogis des champs, un article de Marguerite Aflallo paru dans le n°126 de la revue Infos yoga


S’il est une profession qui de nos jours est en train de devenir mythique c’est bien celle de professeur de yoga. À la ville ou à la campagne partout fleurissent les propositions de cours de yoga.
Mais comment devient-on enseignant de yoga ? Comment vivent les professeurs de yoga ? Que se passe-t-il dans la tête d’un professeur de yoga ?


Pour la majorité d’entre nous, être venus à l’enseignement du yoga n’a rien à voir avec un « plan de carrière » mûrement réfléchi après passage par des conseillers d’orientation, des Salons d’Etudiants ou des foires à l’embauche.


Il y a tout d’abord, et de façon incontournable, l’expérience modeste mais émerveillée des séances de yoga avec un enseignant. La découverte lente, solide et profonde de l’impact du yoga, tout d’abord sur notre corps et, petit à petit, la découverte de modifications insoupçonnées dans la globalité de notre individu. En même temps on se rend compte que notre regard sur la vie et sur le monde a changé.
Et tout cela sur des années, en une lente maturation semblable à celle d’un bon vin.


Pour la plupart des personnes cela va suffire à leur équilibre.


Pour d’autres commence à poindre comme un sentiment d’incomplétude et un ardent désir d’aller plus loin, plus profond, plus vaste.


Vient alors le temps des lectures et des stages en week-end, journées ou même semaines.


Et puis un jour des amis, des proches, vont nous demander, par curiosité, par jeu ou par nécessité une petite séance, simple et courte. Et nous voilà ayant basculé « de l’autre côté », avec le désir plus prégnant encore de partager ce bonheur-là.


Alors, selon les modalités personnelles de chacun, peut venir le besoin de s’inscrire dans une école afin d’avoir une légitimité « officielle », d’obtenir un diplôme validant aux yeux des autres, et d’acquérir les réelles compétences pour transmettre l’expérience du yoga.
Et c’est la joie de partager pendant quatre ans une belle expérience avec un groupe. Le bonheur de vivre toute une fraternité de découvertes, de questionnements, de rires, de déceptions parfois mais aussi d’encouragements mutuels.
Arrivés au bout du cursus « scolaire » et munis d’un solide bagage théorique nous voilà lâchés dans la nature, aussi enthousiastes qu’innocents.
On se débrouille enfin, et ce n’est pas rien, pour proposer une ou deux heures de cours dans une MJC, une entreprise ou un club de troisième âge.

(…) Suite de l’article à découvrir dans le n°126 !

L’auteure
Marguerite Aflallo enseigne le yoga à Toulouse et sa région.

Erratum : dans la revue papier, les photographies sont attribuées à Marguerite Aflallo alors que ce sont les photos de Chantal Saez.